vendredi 20 septembre 2013

ITINERAIRE d'une Rock & Roadeuze!

TRIPLE SEC ROCK!



Et si on prolongeait les congés, ça vous dit ? C’est bien ce que je me suis décidée de faire en cette mi septembre pour un joyeux périple musical. On est le 12 et voilà que je ressors mon baluchon, que je refasse une sélection de fringues, que je prenne tout le nécessaire (eye liner et autres broutilles de filles), sans oublier la caméra (on ne sait jamais) pour virer sur Nancy. Autant de préparatifs de la plus haute importance pour toutes gonzesses rock qui se respectent. Allez venez avec moi, je vous embarque.
 



GENERAL BIZARRE, photo Barouf MENZZOTO





 
SLITS PLASTERS, photo Barouf MENZZOTO

LYDIA LUNCH , BIG SEXY NOISE,
Photo: Barouf MENZZOTO
Eh oui, une soirée placée sous le signe du punk alternatif me tentait bien en ce vendredi 13 septembre. Un concert organisé par l’association Materia Prima, instigatrice du Festival Souterrain Porte VII se tenait au Totem de Maxéville. Bon, j’arrive sur le lieu vers 21H, déjà l’endroit me plait genre de grand entrepôt à l’ambiance délicieusement industriel … On se croirait dans un décor mi science-fiction, mi-contemporain. En tout cas, je sens d’emblée que le programme va me convenir. Le premier groupe rentre en scène, c’est Général Bizarre. Un combo bien connu de la scène nancéenne puisqu’il s’agit de leur berceau. Ces 4 gaillards mélangent un psychobilly aux intonations années 50 grâce à l’utilisation d’un micro tête de mort retranscrivant leurs influences. Energie, humour et bonne dose virilisante sont au programme. Et la soirée n’est pas finie puisque c’est au tour de Slits Plasters de prendre la d’assaut la scène après un changement (trop long ?) de plateau. Une performance d’une demie heure qui ne sera pas de tout repos mais personnellement, cela n’a pas été ma came. Mais bon passons car la tête d’affiche est tenue par une reine punk, seule présence féminine scénique de cette soirée, et non des moindres, Lydia Lunch accompagnée de ses Big Sexy Noise. La dame est un mixe de Patti Smith,  Diamanda Galas et on ne peut s’empêcher de penser à Nina Hagen à la vision de son show. Décadence, appel à la masturbation, poésie revendicative sur fond de musique destroy sont les ingrédients de son spectacle. Après plus d’une heure trente de prestation musclée d’ovaires et un rappel, l’égérie punkifiante s’éclipse : fin de la première partie du périple.
 
PAULETTE, photo: François GOLFIER
 
 

NICO, photo: François GOLFIER
C’est après une balade amplement méritée avec Morphée et une petite virée dans la ville de Virginie Despentes, que je m’apprête à entamer le second morceau du circuit rock n rollesque. Allez hop, legging simili cuir, débardeur noir sur le dos, bottines cloutées et c’est parti pour se rendre Chez Paulette, dans un coin perdu de Meurthe-et-Moselle nommé Pagney-derrière-Barine. Mais bon nul besoin d’une grande ville pour s’éclater comme il se doit. La preuve, Paulette célèbre entité dans le milieu de la musique live fêtait ses 90 ans. Quoi de mieux pour célébrer cet événement ? Un concert bien évidemment. Le nancéen Nico nous fit passer un début de soirée dans les règles de l’art blues teinté de folk et nous mettait déjà dans l’ambiance avant d’accueillir le texan Neal Black et Manu Lanvin. Remercions l’association M’la qui nous a offert ce plateau de qualité en ce 14 septembre  2013. Un show, on ne peut l’appeler autrement, tant Manu occupe l’espace et communie avec le public. Neal Black apporte la touche dépaysante grâce à sa voix biberonnée au Four Roses et surtout son accent du sud des USA. Paulette dansera même avec Mike Lattrell, le clavier de cette formation au dynamisme atteignant sa quintessence. On ne peut rester indifférent devant la qualité de la section rythmique. En effet, Gabriel Barry s’implique à fond dans son instrument tantôt à la basse, tantôt à la contrebasse. Et quid de Jimmy Montout à la batterie? Un gaillard d’une finesse de jeu orchestrée avec un talent fou. C’est au bout de deux heures et après quelques reprises (Gloria, All along the Watchtower mais aussi You can’t Always get What you Want) que les artistes regagnent leurs loges. Cela dit la soirée n’est pas vraiment finie puisqu’ils se mêlent volontiers au public pour se faire tirer le portrait par les fans avec qui ils échangent quelques palabres. Quand l’aspect musical rejoint celui humain, l’équation est une parfaite. Fin de la seconde partie.
MANU LANVIN & NEAL BLACK, photo: François GOLFIER


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

The FLASH par Alain HIOT
 
 
 
 
 
 
Patrick BALDRAN, Lionel RAYNAL par Hervé STANCIU
C’est après quelques bonnes heures de sommeil et un petit déjeuner englouti que je reprends  mon volant pour cette fois, partir à la conquête de la Capitale. Un voyage qui m’aura donnée du fil à retordre surtout à l’arrivée. Eh oui,  les joies des embouteillages parisiens. Mais bon, Pure Prairie League dans le lecteur, calmait les ardeurs, ma nervosité mais surtout mon ras-le-bol d’osciller entre la 1ère et le point mort. Bon vous allez me demander pourquoi j’atterrissais à Paris ? Nulle envie, ni grand besoin de voir la dame de fer et ses consœurs mais plutôt d’assister à une soirée labellisée Bad Reputation. Un plateau qui me faisait saliver allait être servi au New Morning avec au menu The Flash (groupe de Lorraine, quelle coïncidence) et The Reverend Black Network. Je me rends donc dans ce lieu qui transpire le jazz, le blues et le rock. Je ne connais pas l’endroit mais sa renommée ne me laisse pas indifférente. Une scène foulée par Miles Davis, Pat Metheny, Chet Baker plus récemment Fred Chapellier, Tom Principato et bien d’autres encore … promettait une soirée pulvérisant le thermomètre. The Flash distille un rock 70’s teinté de funk le tout avec un groove non dissimulé. Elise Mazzarini, à la voix semblable à Grace Slick, arrive à conquérir l’assemblée bien que la prestation scénique soit encore un peu timide. Cependant, musicalement c’est carré, ça joue bien, propre et les jeunes sont en pleine ascension. Retenez bien leur nom! Puis vient le moment de se confesser grâce au Reverend Black Network, qui ce soir là, lançait leur album Hell or Heaven. Un album produit sous la houlette de Chet Himes (ZZ Top, Ted Nugent and many more …). Lionel Raynal n’est pas un léporidé de 6 semaines sur les planches, on sent d’emblée l’aisance à communiquer avec le public. Il a l’art d’apostropher l’audience en leur demandant de s’approcher même avec des chaises s’il le faut. En effet, toujours plus agréable pour des musiciens de jouer avec des individus proche de la scène. C’est à grands renforts de blues rock musclé, je dirai même, burné, que la soirée se poursuivra. Les gaillards passeront en revue Better Days, Hello Heaven, mais aussi Just a Shadow ou encore Gardens of Stones de leur nouveau bébé. Un vent provenu du sud des USA entremêlé avec une brise UK souffle sur le New Morning. Il n’empêche que la plénitude d’être là ce soir est perceptible au-delà des enfers. Incandescent est forcément le terme adéquat. La présence des choristes Eva Suissa et Murielle Lefebvre ajoute encore plus de peps à ce brûlot live. Patrice Pillon (batterie) et son acolyte rythmique Bruno Maurin (basse) suivent avec brio la guitare affûtée de Patrick Baldran. Après presque deux heures de pure folie rock aux relents blues, il est temps pour le Black Network de reprendre ses esprits. Le paradis sur Terre, vous connaissez ? En ce qui me concerne, oui. Fin du 3ème et dernier volet du rock trip de la mi-septembre.
REVEREND BLACK NETWORK par Alain HIOT

C’est ainsi que je vous ai transportés dans mon univers on the road. Thelma & Louise, tenez vous bien … Cependant, comme dirait le roi Lézard, « This is the End »pour le moment. Mais ne soyez pas tristes, je vous réserve encore beaucoup de récits rock n rollesques …The show must go on with Rocking in a Free World !
 
Alicia FIORUCCI


1 commentaire: